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vendredi 28 octobre 2011

Hostaria

Nous vous recommandons d'aller manger chez Hostaria, ce nouveau venu dans la Petite-Italie. Le propriétaire tenait le chic restaurant Il Mulino, connu des amateurs de cuisine italienne d'une autre époque. J'ai eu la chance d'y aller il y a un siècle, avec Patrick, mes parents, ma soeur y était aussi si je me souviens bien. Mais vous vous en foutez, je sais. Tout ça pour dire que l'artichaut (j'adore ce mot : art-ti-chaud), servi nature, y était divin. Simplement relevé d'une (probablement très bonne) huile d'olive. Nature. Tiède. Mémorable ! Mais Dieu que c'était formel, la table ronde, la nappe immaculée, le service avec des gants blancs presque.

Ici, changement complet de décor. On est toujours rue Saint-Zotique, mais dans un local fraîchement rénové. Il y a un bar, un revêtement en ardoise aux reflets changeants sur le mur derrière, et un service tout à fait dans le ton de 2012, c'est-à-dire moins sérieux, plus jeune aussi.

Et dans les assiettes ? C'était convaincant à 91 pour cent, à quelques nuances près.

mercredi 28 septembre 2011

Bice

La terrasse de Bice était supposément l'une des plus belles de Montréal. J'y suis allée aux plus beaux jours de l'été 2011. Je vous le confirme si vous n'y êtes jamais allé : Bice est un endroit charmant et... canadien-anglais.

Ce resto italien se trouve rue Sherbrooke Ouest. Si on vous abordera en anglais, on vous répondra avec un peu de chance en français... si vous répliquez en français. (Incroyable d'écrire cela au Québec en 2011, mais c'est une réalité montréalaise.)

Un certain Tony (Cafaro) incarnait ce soir-là la philosphie autoproclamée du lieu : accueillir les convives comme s'ils étaient des invités de marque.

Il nous a saluées à l'arrivée. Son personnel nous a offert un service digne d'un grand restaurant. Les prix sont à l'avenant, 40 $ et plus pour chacun des secondi. (Ayoye mononcle Roger !)

L'expérience gustative a commencé avec trois amuse-bouche à partager, trois tartinades fraîches. Il y en avait une aux poivrons, une plus savoureuse encore à la purée de haricots blancs et une troisième à l'avocat, pas très italienne mais goûteuse à souhait.

lundi 16 mai 2011

Graziella

L'un de nos cinq restaurants préférés à Montréal. On y a va pour la cuisine authentiquement italienne de Graziella Battista (elle et Pierre Julien en ont fait leur pain et leur beurre, ce n'est pas que du blabla promotionnel), pour les pâtes de la maison et pour le local magnifique, rue McGill, dans le Vieux-Montréal.

L'aspect contemporain du décor fait écho aux notes modernes ponctuant le menu. Mais comme les pierres de l'immeuble, dans l'ensemble, on est dans le connu, la tradition. C'est très fegato (foie), anatra (canard) et semifreddo croccante alle nociole e cioccolato.

La carte des vins vaut également le détour, avec plusieurs importations privées de toutes les régions d'Italie ou presque, mais pas seulement de ce pays.

Enfin nous accordons 4/5 à l'espresso. C'est l'un des meilleurs cafés offerts en ville par les temps qui courent, à notre humble avis.

Nous n'accordons pas de note globale à ce resto toutefois ; l'amour a ses raisons que la raison ne connaît point...


Pour localiser cet endroit dans Google Maps : H2Y 2E5

mercredi 2 février 2011

Maison des pâtes fraîches


La vie montréalaise ne serait pas pareille sans la Maison des pâtes fraîches, rue Rachel. C'est d'abord et avant tout une boutique alimentaire offrant tous les ingrédients pour faire un excellent repas de pâtes, à commencer par différentes formes de pâtes maison (fraîches comme congelées) et des sauces divines, inégalées dans la grande région métropolitaine (prouvez-moi le contraire si vous n'êtes pas d'accord) : aux tomates, à la viande, crème et champignons, des bois, etc.

On y trouve une vaste sélection d'antipasti. Les calmars grillés sont particulièrement bons ainsi que les  grosses olives vertes bien dodues.

Plusieurs produits d'épicerie tels que biscuits, pâtes sèches, condiments, marmelade italienne sans pectine (miam !) sont disponibles sur les tablettes et plein de breuvages réfrigérés et même des douceurs glacées, et même du tiramisu maison !

Cependant c'est pour le prêt-à-manger que les habitués s'installent à l'une des tables disposées côte à côte de cet incontournable de la cuisine italienne montréalaise. Chaque jour les membres de la famiglia et un personnel efficace servent au comptoir des assisettes toutes plus délicieuses et abordables les unes que les autres, au choix de la clientèle : lasagnes, risotto et boulette de viande (un classique populaire de la maison) qu'on peut accompagner de légumes doux baignant dans l'huile, etc. Il y a aussi des sandwiches et un comptoir deli, pour des salaisons, et des produits fins.

Mais ce qu'il y a de vraiment chouette, à la Maison des pâtes fraîches, c'est que les enfants y sont bien accueillis et rassasiés autant que les adultes et ce, sans attendre. Et en plus on peut repartir avec des provisions pour un prochain repas. En termes de conciliation vie-famille-budget, c'est formidable.

(Juste pour ça : vive le Plateau !)

Pour localiser ce commerce dans Google Maps : H2J 2H9

mercredi 19 août 2009

La Bottega

Papa Was a Rollin' Stone.. Between Montreal and Rome!

Excusez ce titre anglais. Il représente l'essence de cette pizzeria de la Petite Italie. Montréal y rencontre l'Italie culturellement parlant ou l'Amérique si vous préférez, avec cette reprise d'une chanson soul de l'époque Motown enterrant le bruit des conversations : à 20 h 34 précises hier soir, on a augmenté le volume de cette chanson qui résonnait déjà pas mal fort dans les toilettes, question de mettre plus d'ambiance.

Et quelle ambiance ! Le personnel de ce resto branché de la Petite-Italie est beau à voir. À deux, quatre, six, sept convives, peu importe, on y est certain de manger très bon sans attendre... sauf s'il y a une file ! Signe qui ne ment pas, le resto était bondé par un (très chaud) mardi soir ; la file d'attente se renouvelait constamment.

La faune fait autant papa Mick Jagger que sa fille. Des bourgeois bohèmes, la cinquantaine, la soixantaine, côtoient des trentenaires bien habillés ou brouillons, c'est selon, mais qui ont en commun d'apprécier une vraie bonne pizza, celle originaire de Napoli sur laquelle la plèbe mettait les restes à cuire...

C'est la meilleure pizza qu'on trouve à Montréal par les temps qui courent. Sa pâte molle prend moins de deux minutes à lever dans un four rouge trônant au fond de la salle à manger. C'est - le four et ce qui en sort - l'attraction principale de ce lieu moderne. Les garnitures se limitent à l'essentiel : huile d'olive, tomate, fromage, prosciutto et d'autres telles que celles servies dans la mère patrie. Pas d'ananas ni de poulet ici : tant mieux !

Les pizze sont offertes entre 12 $ 17 $ pour la plupart, sauf deux je j'appellerais « de luxe ». Funghi Porcini est l'une d'entre elles et je salivais comme le chien de Pavlov juste d'y penser (j'y avais goûté lors d'une précédente visite) alors j'ai commandé à nouveau cette pizza aux cèpes, mozzarella et basilic garnie de roquette et d’huile d’olive (23 $). Absolument su-ccu-lente.

Nous avions auparavant partagé des aubergines en cube sautées, des calmars frits et de petites côtelettes d'agneau, ainsi que deux sardines grillées, proposées ce jour -là et très réussies dans le genre.

Une autre entrée aussi savoureuse que populaire : les boulettes de viande en saue tomate San Marzano. Essayez-les.

Mais faites gaffe, un serveur risquerait de retirer trop vite l'assiette dans laquelle vous auriez laissé quelques bouchées. !

Service : 8/10
italien dans la forme (teint basané, style...) comme dans le fond (rapide)

Prix : 71 $ avant le boire, les taxes et le service
la formule populaire consiste à partager des entrées parmi la vingtaine proposée (entre 3 $ et 15 $) et à poursuivre avec une pizza

Nourriture : 46/50
nature, à la mode italienne, c'est une cuisine faisant bon usage de l'huile d'olive et privilégiant les ingrédients frais

Carte des vins : 15/20
plusieurs vins rouges, entre 35 $ et 500 $
quelques demi-bouteilles
notre choix : Aldar Monferrato, un vin du Piémont bon, bon, bon

Café : 4/5
espresso offert à 3 $

Ambiance : 15/15
dure à battre ! C'est animé, il y a un bar prêt de l'entrée, des nappes blanches sur les tables, on vous accueille chaleureusement, on vous sert promptement, la musique enterre le bruit des conversations voisines et au milieu de tout cela, il y a même des enfants

Note globale: 88/100

Pour localiser ce resto dans Google Maps : H2S 1K6

mercredi 5 août 2009

Rugantino


ATTENTION : Ce restaurant a fermé ses portes depuis la publication de ce billet. Pour manger du bon italien à Montréal, nul besoin de casser sa tirelire. Rugantino n'est pas bon marché, c'est vrai, mais plus accessible qu'Il Mulino (pour ne nommer que cette institution de la Petite Italie). Rugantino se trouve plus au sud, dans le Mile End, angle Saint-Laurent et Saint-Viateur.

Tirant son nom d'un personnage de la Commedia dell'arte, Rugantino propose des plats classiques du répertoire italien et quelques-uns issus d'autres cuisines.

Les pâtes que nous avons mangées étaient irréprochables : cuites juste ce qu'il faut, simplement apprêtées. Rien à redire. En revanche, le plat de viande à l'honneur ce soir-là (veau) était ordinaire.

L'entrée de thon émincé, servi tiède, nous a impressionnés. La portion était généreuse et le thon, à peine saisi, était servi sur une verdure fraîche.

Bons points pour la bonne huile d'olive, le pain et les amuse-bouches, qui font toujours plaisir. Une critique de Françoise Kayler affichée là, publiée dans le quotidien La Presse voilà plusieurs années et mentionnant cette petite attention, a confirmé ce que nous pensions : c'est un resto de facture plutôt classique, servant jour après jour les mêmes plats ou à peu près, telles ces bouchées garnies de purée de pois chiches.

Le décor ? Presque drabe. On ne s'en formalise pas, mais considérant l'offre montréalaise en matière de bonne bouffe, nous ne retournerons probablement pas chez Rugantino - sauf peut-être dans quelques années. Entre-temps, nous essayerons d'autres adresses recommandables.

Prix : 55 $ avant le boire, les taxes et le service

Nourriture : 40/50

Carte des vins : 16/20
carte exclusivement italienne, avec une vingtaine d'importations privées

Café : 3/5
espresso à 2,50$

Service : 8/10
accueil souriant, lumières tamisées durant notre visite

Ambiance : 10/15
très tranquille en ce soir de semaine ; les midis doivent être plus animés (l'entreprise Ubisoft se trouve en face)

Notre appréciation globale : 77/100

Pour localiser ce resto dans Google Maps : H2T 1S1‎