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mardi 24 juillet 2012

Comptoir charcuteries et vins, 1 de 2

Revenue complètement gaga du Comptoir charcuteries et vins. Des charcuteries maison dont une mousse de fois gras pas piquée des vers et sans apparence de sucre ou d'autres cochonneries pas rapport. Déjà de quoi célébrer. Puis trois plats très abordables pour titiller votre curiosité de gourmands, en attendant que je vous en reparle :

Courge rôtie, ricotta crémeuse, « ceci », coeur confit, vinaigrette citron, menthe (10 $)

Noix de ris de veau laqué, salade de pois vert, oignon blond, guanciale, roquette à la crème (15 $)

Sandwich pressé de « pulled pork », sauce bbq, vieux cheddar, marinades (13 $)

Pour les amateurs de vino parmi vous sachez qu'on trouve dans ce symathique troquet du Mile End plein de bons jus pas caramels au beurre façon gros Californien commercial.

Papilles, à vos marques, prêtes, goûtez !
  • Rosso del Contadino 8, F Cornelissen, grandi sur les flancs de l'Etna, frizzante sur les bords, trouble et troublant pour le palais
  • Saint-Chinian Causse du Bousquet 2009, Mas Champart, rouge très bien pour accompagner la courge mentionnée ci-dessus
  • Vin de table (Roussillon) 2010, P Wies ; cela sent le roussi et fait rougir les dégustateurs de ris de veau
  • Vino de Mesa Tempranillo y mas 2005, Barranco Oscuro ; cela sent l'écurie, goûte le cuir et fait rugir la jument affamée qui se délectera de pulled pork bien sucré comme il se doit....

Et pour clore cette belle soirée tout en douceur un Mistelle de Claude Courtois (aucune idée qui est ce type), à 12,50 $ le verre : c'est de loin le plus cher payé de la soirée.

Oublié de rapporter un pot de mousse de fois à 6 $ les 200 g. Ce sera pour la prochaine fois.

Je me réjouis de découvrir cet endroit vivant et plein en un petit mardi de semaine, et cela une éternité - presque deux ans - après l'ouverture. Je vous en reparle.

lundi 21 septembre 2009

Les 3 Petits bouchons

Les 3 Petits bouchons auront bientôt trois ans. Depuis ce temps c'est l'un de nos cinq restaurants préférés à Montréal. Un lieu charmant pour aller faire des découvertes vinicoles.

C'est là que Michel, l'un des propriétaires, m'a parlé de la biodynamie en 2007, alors qu'on en parlait à peine dans les médias. Les vins naturels, sans produits chimiques, y sont à l'honneur.

Dernièrement j'y ai goûté un gamay qui se buvait aussi facilement qu'un excellent jus de raisin. Je n'ai pas noté le nom, mais ce que nous voulons vous dire, c'est qu'on y trouve là des bouteilles disponibles en importation privée seulement et pas à la SAQ. D'une visite à l'autre, la sélection change, ce qui fournit matière à une discussion agréable, toujours conviviale, avec des passionnés de la chose.

Bar à vins avant tout, Les 3 Petits bouchons offrent des plats savoureux, parfois inusités. Début septembre 2009, je me suis laissée tenter par un 'spaghetti bolognese et césar'. Qui d'autre sert un tel plat à Montréal ? Il s'agissait en fait de linguine, accompagnés de leur boulette de veau et d'une salade césar évidemment maison dont les anchois avaient été remplacés par du maquereau frais. Le genre de plat ludique suscitant une joie bon enfant au moment de commander comme au moment de goûter.

Mon compagnon a pris le tartare de veau vitello tomato. Il n'en restait aucun morceau à la fin, ce qui est toujours un bon signe.

Avant cela, mis en appétit par un parfum de truffes dès notre arrivée, nous avions commencé par deux verres de bulles, un cevice de vivaneau - finement apprêté, pour une toute petite portion cependant - et la pieuvre grillée, un classique de la maison toujours tendre, tièdre et très tentant. (Nous vous recommandons également la tartine de champignons en entrée et le surf and turf du moment.)

Une sélection de fromages français et québécois a terminé cet excellent repas avec, en musique de fond, le rock tonitruant de PJ Harvey !

Prix avant le boire, les taxes et le service : 70 $ + environ 15 $ pour les fromages

Nourriture : 46/50
la chef est l'une des copropriétaires

Carte des vins : 16/20
si vous aimez être surpris, vous ne serez pas déçus

Service : 10/10
affable, gentil, chaleureux, bref très 'Montréal' dans ce qu'elle a de mieux à offrir - on est vraiment vendus, on l'avoue !

Ambiance : 14/15
petit local, petit bar, courte liste de plats inscrits à l'ardoise et... longues conversations avec un personnel passionné de restauration (si c'est ce que vous recherchez)

Café : 3/5
espesso offert à 3$

Notre appréciation globale : 89/100

Pour localiser ce restaurant dans Google Maps : H2J 2L5

lundi 14 septembre 2009

Salle à manger

Le Réservoir et la Salle à manger sont parents. Le premier est plus proche du boulevard Saint-Laurent et la deuxième a ouvert ses portes plus tard, au 1302, avenue du Mont-Royal Est, venant s'ajouter aux nombreux établissements du bien nommé Plateau Mont-Royal servant ou à boire, ou à manger (ou les deux).

Le 7 septembre 2009 nous avons mangé là des clams strips ressemblant à des calmars frits sauf qu'il s'agissait de palourdes, servis avec crème sûre aux cornichons, et un tartare de saumon et de crabe avec coriandre et piments. Un parcours sans fausse note. Assis au bar en bois, nous avons opté pour des vins au verre pour accompagner ces entrées.

La présentation de la carte des vins fait très moderne. Aux catégories classiques (rosés, blancs, rouges...) sont jumelés de courts descriptifs permettant au néophyte d'y naviguer selon qu'il préfère les vins corsés, ou plutôt vifs et tranchants, ou plutôt gras, etc. Chaque catégorie contient au moins un vin disponible au verre. De plus, la carte détaille les cépages utilisés pour chaque vin.

En plat principal, Patrick a choisi les papardelle aux girolles, aux fleurs de courgettes et au gorgonzola. Ce plat végétarien a sustenté l'athlète amateur (et sérieux quand il s'agit de s'entraîner et de bien manger), même s'il y avait un peu trop de ce fromage à son goût dans ce plat de pâtes. Il l'a accompagné d'un verre de VDP des Côtes Catalanes (9,25 $).

J'ai pour ma part mangé le cerf de Boileau servi avec girolles, maïs frais, pain brioché aux pommes et une demi-pomme cuite au four dont le goût très sucré faisait sensation en bouche avec cette viande de femelle, très tendre, juste saisie. Une bien belle pièce de viande pour une assiette bien maigre, je veux dire pas lourde du tout sur l'estomac. Ma sélection au verre - un Madiran 2005 Vieilles Vignes (8,50 $) - complétait superbement le tableau.

Ce n'était pas notre première visite et ce ne sera pas la dernière... Il paraît que les desserts sont bons ; nous reviendrons.

Psst ! il y a des huîtres en saison.

Prix avant le boire, les taxes et le service : 77 $

Nourriture : 43/50

Service : 7/10
un poil approximatif, mais généralement sympa

Carte des vins : 14/20

Café : 3/5
espresso offert à 2,50 $

Ambiance : 12/15

Notre appréciation globale : 79/100

Pour localiser ce resto dans Google : H2J 1Y5

lundi 29 juin 2009

Bistro Bienville

Le Plateau Mont-Royal ne manque pas de restaurants, mais celui-là fait partie du groupe restreint d'excellents restos de quartier. (J'hésite à écrire bistro parce que ce mot comporte le mot modeste dans sa définition, ce que le Bistro Bienville n'est pas.) Il est situé au nord de l'avenue du Mont-Royal, angle Mentana et Bienville.

Dans ce coin densément peuplé de Montréal, vaut mieux y venir à pied ou à vélo plutôt qu'en auto... Non indiqué aux groupes voyageant en motorisé !

L'endroit compte 25 places dont quelques-unes au bar d'où l'on peut voir la brigade et la plongeuse à l'oeuvre. Car il n'y a pas de cuisine fermée. C'est tout petit, chaleureux, très montréalais dans l'approche et québécois dans la proposition culinaire.

Combien d'endroits servent de la tarte au homard ? Ici nous nous sommes laissés tenter par ce plat décadent (50 $), réconfortant, servi pour deux personnes. La pâte brisée était pafaite. La garniture mêlait harmonieusement oignons caramélisés, roquette, crème et un homard entier décortiqué. Il provenait du Québec.

En tout et pour tout ce mardi-là, cinq choix d'entrées dont des huîtres offertes à 2,75 $ chacune, trois plats principaux (un poisson du marché, une viande et la tarte au homard) et deux desserts, l'un au chocolat, l'autre au fromage. On oublie peut-être les fromages mais vous avez compris l'idée : nous avons affaire ici à des cuistots soucieux d'offrir peu d'exellentes choses plutôt que plein de n'importe quoi !

Entre cet endroit et les innombrables adresses de la belle province bordant les boulevards Taschereau, Saint-Martin et Sainte-Foy, il y a tout un monde (gastronomique). Prouvez-moi autrement le contraire.

Prix : 82 $ avant le boire, les taxes et le service

Nourriture : 45/50
on peut partager les plats ou pas

Carte des vins : 15/20

Café : 3/5
espresso offert à 2 $

Service : 8/10
professionnel, sans façon

Ambiance : 11/15
plus décontractée que guindée

Notre appréciation globale : 82/100

Nos commentaires (très superficiels) sur le restaurant Bienville par 29 degrés :

(Valérie, en descendant de son vélo) — On va peut-être avoir chaud là-dedans. On aurait peut-être dû choisir un restaurant avec terrasse ce soir...

(Patrick, une fois assis à l'intérieur) — On est bien. L'air circule... (en regardant alentour) C'est vraiment minuscule ! J'adore l'ambiance.

(Valérie) — Oui mais c'est un peu moins bon que Pintxo...

(Patrick) — Pourquoi tu dis ça ?

(Valérie) — Parce que je vois les cuisiniers à l'oeuvre, pendant que toi, tu vois seulement le mur derrière moi...

Pour localiser ce resto dans Google Maps : H2J 3B9