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vendredi 25 novembre 2011

Le Filet

Chose promise, chose due. J'avais promis en août dernier de vous parler du restaurant Le Filet. En voici notre appréciation à Patrick et à moi, tout juste sortie des eaux glacées du Saint-Laurent ! 


D'abord si vous ne connaissez pas Le Filet, c'est que nous êtes pas branché côté restos. Désolée... (Mais ne vous en faites pas, des hebdos culturels, des magazines et des rubriques-style-de-vie auront tôt fait de vous mettre sur le coup. Pourvu que vous les lisiez. Sinon, venez ici et je tenterai de vous aider dans votre quête du graal culinaire montréalais.)
Mais voilà : je m'en fous que ce soit branché ou nouveau. En autant que ce soit bon, et agréable.
Et alors ? Le Filet offre une expérience agréable par les temps qui courent.
Parlons du lieu d'abord.

mercredi 2 février 2011

Maison des pâtes fraîches


La vie montréalaise ne serait pas pareille sans la Maison des pâtes fraîches, rue Rachel. C'est d'abord et avant tout une boutique alimentaire offrant tous les ingrédients pour faire un excellent repas de pâtes, à commencer par différentes formes de pâtes maison (fraîches comme congelées) et des sauces divines, inégalées dans la grande région métropolitaine (prouvez-moi le contraire si vous n'êtes pas d'accord) : aux tomates, à la viande, crème et champignons, des bois, etc.

On y trouve une vaste sélection d'antipasti. Les calmars grillés sont particulièrement bons ainsi que les  grosses olives vertes bien dodues.

Plusieurs produits d'épicerie tels que biscuits, pâtes sèches, condiments, marmelade italienne sans pectine (miam !) sont disponibles sur les tablettes et plein de breuvages réfrigérés et même des douceurs glacées, et même du tiramisu maison !

Cependant c'est pour le prêt-à-manger que les habitués s'installent à l'une des tables disposées côte à côte de cet incontournable de la cuisine italienne montréalaise. Chaque jour les membres de la famiglia et un personnel efficace servent au comptoir des assisettes toutes plus délicieuses et abordables les unes que les autres, au choix de la clientèle : lasagnes, risotto et boulette de viande (un classique populaire de la maison) qu'on peut accompagner de légumes doux baignant dans l'huile, etc. Il y a aussi des sandwiches et un comptoir deli, pour des salaisons, et des produits fins.

Mais ce qu'il y a de vraiment chouette, à la Maison des pâtes fraîches, c'est que les enfants y sont bien accueillis et rassasiés autant que les adultes et ce, sans attendre. Et en plus on peut repartir avec des provisions pour un prochain repas. En termes de conciliation vie-famille-budget, c'est formidable.

(Juste pour ça : vive le Plateau !)

Pour localiser ce commerce dans Google Maps : H2J 2H9

vendredi 15 octobre 2010

Pyrus bistronomique

Un nouveau venu dans le quartier Laurier Est, mais pour combien de temps ? Ce restaurant offre une expérience gastronomique peut-être trop tiède pour survivre à l'hiver.

L'accueil était bien chaleureux pourtant, familier même, avec cet accent reconnaissable du Saguenay. Mais les bleuets (prononcez bleu-ai) se faisaient plutôt rares dans le dessert maison. Chiche !

Le chef, un ancien du Cirque du soleil d'après le site web, favorise l'approvisionnement le plus local possible. C'est tout à son honneur. Ainsi en est-il des vins, et le sommelier nous a dit que la sélection devrait être élargie pour offrir plus de choix, autant au verre qu'à la bouteille.

Dans les assiettes, des ingrédients frais, cuits à point, croquants dans le cas des légumes. Irréprochables, vraiment. Deux grosses crevettes ornaient mon plat de fruits de mer en sauce. Délicieuse cocotte, mais il manquait le sel. Un oubli ? Non, nous a dit le serveur ; ici, on laisse le plus possible les aliments à leur état naturel.

En plat principal, la joue de veau de mon compagnon n'a pas satisfait sa faim. Chiche (bis). Cinq mots résumant sa critique : cette cuisine manque de fantaisie.

Donc une adresse à retenir si vous voulez à tout prix manger local dans un resto du Plateau... ou si vous surveillez votre consommation de sel. Sachez cependant que ce côté très « nature » a un prix, trop élevé, à notre avis, en regard de ce qu'offre la compétition.

Prix avant le boire, les taxes et le service : voir le menu

Nourriture : 43/50

Carte des vins : 12/20
le sommelier favorise les produits nationaux et régionaux au détriment de la variété ; par exemple il n'avait qu'un vin liquoreux à proposer après le repas et c'était le même que celui proposé pour accompagner l'entrée

Service : 7/10
amical, plutôt bavard

Ambiance : 7/15
l'endroit étaut quasi désert lors de notre visite un soir de semaine

Café : 4/5

Notre appréciation globale : 73/100

Pour localiser ce restaurant dans Google Maps : H2J 1H8

lundi 21 septembre 2009

Les 3 Petits bouchons

Les 3 Petits bouchons auront bientôt trois ans. Depuis ce temps c'est l'un de nos cinq restaurants préférés à Montréal. Un lieu charmant pour aller faire des découvertes vinicoles.

C'est là que Michel, l'un des propriétaires, m'a parlé de la biodynamie en 2007, alors qu'on en parlait à peine dans les médias. Les vins naturels, sans produits chimiques, y sont à l'honneur.

Dernièrement j'y ai goûté un gamay qui se buvait aussi facilement qu'un excellent jus de raisin. Je n'ai pas noté le nom, mais ce que nous voulons vous dire, c'est qu'on y trouve là des bouteilles disponibles en importation privée seulement et pas à la SAQ. D'une visite à l'autre, la sélection change, ce qui fournit matière à une discussion agréable, toujours conviviale, avec des passionnés de la chose.

Bar à vins avant tout, Les 3 Petits bouchons offrent des plats savoureux, parfois inusités. Début septembre 2009, je me suis laissée tenter par un 'spaghetti bolognese et césar'. Qui d'autre sert un tel plat à Montréal ? Il s'agissait en fait de linguine, accompagnés de leur boulette de veau et d'une salade césar évidemment maison dont les anchois avaient été remplacés par du maquereau frais. Le genre de plat ludique suscitant une joie bon enfant au moment de commander comme au moment de goûter.

Mon compagnon a pris le tartare de veau vitello tomato. Il n'en restait aucun morceau à la fin, ce qui est toujours un bon signe.

Avant cela, mis en appétit par un parfum de truffes dès notre arrivée, nous avions commencé par deux verres de bulles, un cevice de vivaneau - finement apprêté, pour une toute petite portion cependant - et la pieuvre grillée, un classique de la maison toujours tendre, tièdre et très tentant. (Nous vous recommandons également la tartine de champignons en entrée et le surf and turf du moment.)

Une sélection de fromages français et québécois a terminé cet excellent repas avec, en musique de fond, le rock tonitruant de PJ Harvey !

Prix avant le boire, les taxes et le service : 70 $ + environ 15 $ pour les fromages

Nourriture : 46/50
la chef est l'une des copropriétaires

Carte des vins : 16/20
si vous aimez être surpris, vous ne serez pas déçus

Service : 10/10
affable, gentil, chaleureux, bref très 'Montréal' dans ce qu'elle a de mieux à offrir - on est vraiment vendus, on l'avoue !

Ambiance : 14/15
petit local, petit bar, courte liste de plats inscrits à l'ardoise et... longues conversations avec un personnel passionné de restauration (si c'est ce que vous recherchez)

Café : 3/5
espesso offert à 3$

Notre appréciation globale : 89/100

Pour localiser ce restaurant dans Google Maps : H2J 2L5

lundi 29 juin 2009

Bistro Bienville

Le Plateau Mont-Royal ne manque pas de restaurants, mais celui-là fait partie du groupe restreint d'excellents restos de quartier. (J'hésite à écrire bistro parce que ce mot comporte le mot modeste dans sa définition, ce que le Bistro Bienville n'est pas.) Il est situé au nord de l'avenue du Mont-Royal, angle Mentana et Bienville.

Dans ce coin densément peuplé de Montréal, vaut mieux y venir à pied ou à vélo plutôt qu'en auto... Non indiqué aux groupes voyageant en motorisé !

L'endroit compte 25 places dont quelques-unes au bar d'où l'on peut voir la brigade et la plongeuse à l'oeuvre. Car il n'y a pas de cuisine fermée. C'est tout petit, chaleureux, très montréalais dans l'approche et québécois dans la proposition culinaire.

Combien d'endroits servent de la tarte au homard ? Ici nous nous sommes laissés tenter par ce plat décadent (50 $), réconfortant, servi pour deux personnes. La pâte brisée était pafaite. La garniture mêlait harmonieusement oignons caramélisés, roquette, crème et un homard entier décortiqué. Il provenait du Québec.

En tout et pour tout ce mardi-là, cinq choix d'entrées dont des huîtres offertes à 2,75 $ chacune, trois plats principaux (un poisson du marché, une viande et la tarte au homard) et deux desserts, l'un au chocolat, l'autre au fromage. On oublie peut-être les fromages mais vous avez compris l'idée : nous avons affaire ici à des cuistots soucieux d'offrir peu d'exellentes choses plutôt que plein de n'importe quoi !

Entre cet endroit et les innombrables adresses de la belle province bordant les boulevards Taschereau, Saint-Martin et Sainte-Foy, il y a tout un monde (gastronomique). Prouvez-moi autrement le contraire.

Prix : 82 $ avant le boire, les taxes et le service

Nourriture : 45/50
on peut partager les plats ou pas

Carte des vins : 15/20

Café : 3/5
espresso offert à 2 $

Service : 8/10
professionnel, sans façon

Ambiance : 11/15
plus décontractée que guindée

Notre appréciation globale : 82/100

Nos commentaires (très superficiels) sur le restaurant Bienville par 29 degrés :

(Valérie, en descendant de son vélo) — On va peut-être avoir chaud là-dedans. On aurait peut-être dû choisir un restaurant avec terrasse ce soir...

(Patrick, une fois assis à l'intérieur) — On est bien. L'air circule... (en regardant alentour) C'est vraiment minuscule ! J'adore l'ambiance.

(Valérie) — Oui mais c'est un peu moins bon que Pintxo...

(Patrick) — Pourquoi tu dis ça ?

(Valérie) — Parce que je vois les cuisiniers à l'oeuvre, pendant que toi, tu vois seulement le mur derrière moi...

Pour localiser ce resto dans Google Maps : H2J 3B9