lundi 7 novembre 2011

Soupesoup

Combien de fois suis-je revenue bredouille du premier Soupesoup, rue Duluth Est ? Une fois c'était plein à craquer. L'autre fois, fermé : c'était un dimanche. Manque de chance.

Les papilles en redemandent quand c'est bon, elles pardonnent tout (ou presque). Ainsi en est-il de la soupe servie chez Soupesoup, tellement goûteuse qu'on a envie d'y revenir. Signe qu'on est plusieurs à trouver ça bon, Soupesoup a fait cinq petits ces dernières années.

Ce nom (qui sonne bien) me revient en tête quand je veux manger beau et bon le midi. Entendre : moins de 15 $ par tête pour quelque chose avec de la couleur, sans MSG.

Soupesoup offre une sélection quotidienne de salades, de sandwiches et de bonnes soupes mijotées en cuisine à partir d'ingrédients de base (et non de préparations industrielles). Purée de haricots, pomme grenade, avocat... Les garnitures des sandwiches sont variées et généralement assez éloignées du classique jambon fromage. Les légumes abondent. Beaucoup de légumineuses aussi. Quant aux salades, elles nous mettent l'eau à la bouche.

Il est possible de commander un duo, et on ne parle pas ici d'un breuvage fontaine avec un hamburger.

Le resto de la rue Wellington (dans le Vieux-Montréal, photo ci-contre) est aménagé dans un vaste local industriel haut de  plafond et percé de plusieurs grandes fenêtres. Le local de la rue Beaubien est plus conventionnel et fermé le weekend. Il y a aussi des succursales dans l'ouest, rue Crescent + rue Saint-Viateur.

Prix pour deux : entre 20 $ et 30 $ avant le boire, les taxes et le service

Nourriture : 43/50

Café : ce serait malhonnête de me prononcer sur le café, j'y goûterai peut-être lors d'une prochaine visite

Carte des vins : n.a.

Service : 6/10
inégal d'une place à l'autre
souriant et sans prétention lors de mes visites

Ambiance : 12/15
je dirais moderne, et pétillante les bons jours, un peu à l'image de la propriétaire Caroline Dumas


Mon appréciation globale : 81/100

vendredi 28 octobre 2011

Hostaria

Nous vous recommandons d'aller manger chez Hostaria, ce nouveau venu dans la Petite-Italie. Le propriétaire tenait le chic restaurant Il Mulino, connu des amateurs de cuisine italienne d'une autre époque. J'ai eu la chance d'y aller il y a un siècle, avec Patrick, mes parents, ma soeur y était aussi si je me souviens bien. Mais vous vous en foutez, je sais. Tout ça pour dire que l'artichaut (j'adore ce mot : art-ti-chaud), servi nature, y était divin. Simplement relevé d'une (probablement très bonne) huile d'olive. Nature. Tiède. Mémorable ! Mais Dieu que c'était formel, la table ronde, la nappe immaculée, le service avec des gants blancs presque.

Ici, changement complet de décor. On est toujours rue Saint-Zotique, mais dans un local fraîchement rénové. Il y a un bar, un revêtement en ardoise aux reflets changeants sur le mur derrière, et un service tout à fait dans le ton de 2012, c'est-à-dire moins sérieux, plus jeune aussi.

Et dans les assiettes ? C'était convaincant à 91 pour cent, à quelques nuances près.

lundi 17 octobre 2011

Kitchen Galerie Poisson

J'ai hésité plusieurs semaines. Kitchen Galerie Poisson (KGP) fait-elle vraiment partie des meilleures tables montréalaises ? Pas sure.

Il y avait de la crème sûre ou du yogourt nature dans la préparation du tartare de saumon. Cela rendait le plat rude en bouche plutôt que naturellement huileux, comme on s'y serait attendu. La chair du poisson avait comme cuit sous les condiments. Le saumon était dénaturé. De là mon hésitation.

L'autre détail qui m'a fait tiquer, c'est que, passé l'accueil, j'ai été laissée à moi-même pendant 20 longues minutes seule à table. Pas un verre d'eau ni même un apéro d'offert, rien qui puisse m'abreuver en attendant que l'autre convive arrive.