vendredi 14 janvier 2011

Les 400 coups

Quel beau nom ! Et quel bel espace, haut de plafond et noir comme le film la pellicule de Truffaut. C'est dans le Vieux- Montréal, à l'angle des rues Notre-Dame et Saint-Denis.

Le midi on peut y manger deux services ou trois pour 20 $ ou 25 $ respectivement (boire, taxes et service en sus). Quatre propositions d'entrées, quatre plats principaux et deux, trois desserts au menu.

J'ai choisi la crème de chou-fleur. Sa texture fine, parfaitement lisse, contrastait avec le croquant des amandes grillées, concassées, déposées en garniture avec de tout petits morceaux de citron confit, à peine perceptibles, et un filet d'huile.

Ensuite, ma camarade et moi avons mangé deux bavettes de boeuf, servies avec foie gras émulsionné (5 $ de plus par personne), kale au beurre et purée de pommes de terre mélangée à de petits morceaux de homard et d'échalotte. Un plat très bon, que j'ai dégusté avec l'un des quelques vins rouges proposés au verre pour 11 $ ou moins. Cuite tel que demandé, cette bavette goûtait moins la bonne viande rouge que celle provenant de la boucherie Champfleuri ou la Maison du rôti préparée à la maison. Rien à dire sur la purée.

Mais c'est vraiment au moment du dessert que mon expérience gastronomique s'est révélée inoubliable, avec la découverte d'une création apparemment bien connue de Patrice Demers selon mon accompagnatrice diplômée de l'Institut de tourisme et d'hôtellerie du Québec et branchée bouffe : le pot de crème au chocolat, caramel et sel de Maldon.

(C'est quoi, le sel de Maldon ?)

L'équipe à la barre de cet excellent resto n'est pas inconnue dans le monde de la restauration. Marc-André Jetté et Patrice Demers ont travaillé ensemble au Laloux, entre autres. Parmi leurs collègues il y avait la sommelière Marie-Josée Beaudoin. Ensemble ils ont démarré Les 400 coups à la fin de 2010. Ils semblent avoir réussi leur coup so far parce que dernièrement, la salle était bien pleine ; il faut dire que leur établissement n'est ouvert qu'un midi par semaine.

J'aimerais bien y retourner, le soir cette fois.

Prix avant le boire, les taxes et le service : 20-35 $ le midi - voir le menu du soir

Nourriture : 45/50

Carte des vins : 13/20
une carte pour démarrer, en évolution sûrement ; elle devrait s'allonger avec les années

Service : 9/10

Ambiance : 12/15
un endroit accueillant pour une rencontre d'affaires, un repas entre copains et même un repas en famille...
nous avons vu un jeune couple avec un bébé et un très jeune enfant et potin, potin : nous y avons croisé le chef Danny Saint-Pierre

Café : 4/5

Mon appréciation globale : 83/100


Pour localiser ce restaurant dans Google Maps : H2Y 1C8

lundi 20 décembre 2010

Le St-Urbain



Il n'a pas encore deux ans et vogue la galère ! Un grand local percé de fenêtres, bourdonnant de convives en ce midi de milieu de semaine. Un tableau noir recouvrant un mur et présentant les dizaines de vins servis par un personnel attentif....

Le service est impeccable, de la prise du manteau jusqu'au règlement de la facture. C'est remarquable.

Quoi demander de plus d'un resto, d'un resto de quartier de surcroît ?

Celui-là est situé rue Fleury, juste à l'ouest du boulevard Saint-Laurent, à l'angle d'une rue – Saint-Urbain – plantée d'arbres matures dans cette frange résidentielle d'Ahuntsic (secteur nord de Montréal).

J'ai pris un potage à la courge et aux marrons, servi dans un bol blanc asymétrique, original, très classe. La texture était lisse, coulant doucement dans la gorge grâce à l'huile (de noix ?). J'avais privilégié cette entrée chaude aux deux autres offertes cette semaine-là dont une salade aux betteraves biologiques et au fenouil.

En plat principal, j'ai choisi les pétoncles grillés et le maquereau fumé inscrits au menu imprimé. Belle assiette, présentation là encore épurée. Deux gros pétoncles juste saisis avec, entre ceux-ci, un pavé de maquereau, grillé et non fumé, déposé sur un coulis de fenouil. Rare qu'on ait la chance de manger ce poisson gras en plat principal ; l'occasion était belle.

Musique jazz en fond sonore. Seul bémol : le St-Urbain pourrait sembler trop bruyant aux durs d'oreille. Mais pour l'ambiance, à plus forte raison quand il fait moins 20 dehors, dur à battre.

En somme, une bien belle adresse où le fond et la forme s'unissent pour créer une petite symphonie dans l'assiette des gourmets écoresponsables – aucune espèce de poisson menacée au menu ; je lève mon verre à Marc-André Royal (anciennement chez Brunoise) et à son équipe de pros.

Prix le midi  : entre 32 $ et 36 $ avant le boire, les taxes et le service

Service : 10/10
n'oubliez pas de réserver, l'endroit ayant plutôt bonne presse

Nourriture : 44/50

Ambiance : 14/15

Carte des vins : 15/20
majorité d'importations privées

Café : 4/5

Note globale: 87/100

Pour localiser ce resto dans Google Maps : H2L 1T2

samedi 11 décembre 2010

La Montée de lait


ATTENTION : Ce restaurant a fermé ses portes en 2011. La Montée de lait est née dans un petit local de la rue Villeneuve, dans le Plateau Mont-Royal, avant de deménager rue Bishop, dans le centre-ville de Montréal et à nouveau en 2010 boulevard Saint-Laurent, dans le Mile End. Pis ?

Eh bien ! c'est bon. Très bon. La formule n'a pas vraiment changé. Quatre choix de plats pour autant de services : hors d'oeuvre, entrée, plat principal, dessert, sans oublier une sélection de fromages.

J'ai opté pour la salade tiède de rattes avec canard salé et copeaux de mimolette. Une entrée copieuse, au goût légèrement doux-amer et à la texture pâteuse grâce aux pommes de terre, réconfortante en cette froidure de décembre.Patrick a pris le foie gras poêlé. Servi avec des escargots et de délicieux champignons shitake, c'était un plat salé, bon, quoique peu généreux. Ensuite il a poursuivi avec les raviolis de queue de boeuf relevés d'une sauce aux champignons. La farce avait une belle texture, cependant les pâtes étaient trop raides (pas assez cuites). Pas al dente, mais vraiment dures sous la dent. Détail qui ne nous a pas empêchés de nous régaler!

Ma côte de veau de lait était cuite à la perfection, accompagnée de légumes racines biologiques tout aussi succulents les uns que les autres, qu'il s'agisse des carottes ou encore des topinambours (l'un de mes préférés). Délectables, généreux. Prix : 23 $.

Le local (celui de l'ancien Bouchonné et auparavant, du Piatto della Nonna) est plus grand que celui de la rue Villeneuve. Haut de plafond, il est doté d'un bar et de banquettes devant lesquelles s'entassent les tables, d'un côté d'une cloison partielle. De l'autre côté, l'on voit les artisans bosser en cuisine pour faire plaisir à nos petits palais. Les pétoncles goûtés lors d'une précédente visite étaient exquis.

Cette troisième adresse semble plus fidèle à l'esprit des lieux que celle du centre-ville. Plus proche de la clientèle des débuts aussi.

Prix : 92 $ avant le boire, les taxes et le service incluant six huîtres

Service : 9/10
accueil parfois brouillon mais on leur pardonne !

Nourriture : 42/50
évitez peut-être les ravioli
le coquelet est un plat signature mais nous l'avons pas essayé

Carte des vins : 18/20
deux cartes sont proposées, la régulière contient une vaste sélection d'importations privées et l'autre, présentée dans un coffret, propose plusieurs grands crus (environ 60 $ et plus)
quelques propositions au verre mais les prix sont salés, par exemple ma plus belle découverte de la soirée, un Tête Pelée 2006 (cépage mondeuse), de Savoie, coûtait 14 $

Café : 3/5

Ambiance : 14/15
pour l'ambiance feutrée d'un repas intime, passez votre tour. Les tablées de 8, 10 convives étaient plus nombreuses que les tablées de 2, 3, 4 personnes lors de deux plus récentes visites. Bref, c'est bruyant. Peut-être trop au goût de cette femme et de cet homme ayant quitté l'endroit avant de commander quoi que ce soit, hier

Note globale: 86/100
Pour localiser ce resto dans Google Maps : H2T 1R8