vendredi 15 octobre 2010

Pyrus bistronomique

Un nouveau venu dans le quartier Laurier Est, mais pour combien de temps ? Ce restaurant offre une expérience gastronomique peut-être trop tiède pour survivre à l'hiver.

L'accueil était bien chaleureux pourtant, familier même, avec cet accent reconnaissable du Saguenay. Mais les bleuets (prononcez bleu-ai) se faisaient plutôt rares dans le dessert maison. Chiche !

Le chef, un ancien du Cirque du soleil d'après le site web, favorise l'approvisionnement le plus local possible. C'est tout à son honneur. Ainsi en est-il des vins, et le sommelier nous a dit que la sélection devrait être élargie pour offrir plus de choix, autant au verre qu'à la bouteille.

Dans les assiettes, des ingrédients frais, cuits à point, croquants dans le cas des légumes. Irréprochables, vraiment. Deux grosses crevettes ornaient mon plat de fruits de mer en sauce. Délicieuse cocotte, mais il manquait le sel. Un oubli ? Non, nous a dit le serveur ; ici, on laisse le plus possible les aliments à leur état naturel.

En plat principal, la joue de veau de mon compagnon n'a pas satisfait sa faim. Chiche (bis). Cinq mots résumant sa critique : cette cuisine manque de fantaisie.

Donc une adresse à retenir si vous voulez à tout prix manger local dans un resto du Plateau... ou si vous surveillez votre consommation de sel. Sachez cependant que ce côté très « nature » a un prix, trop élevé, à notre avis, en regard de ce qu'offre la compétition.

Prix avant le boire, les taxes et le service : voir le menu

Nourriture : 43/50

Carte des vins : 12/20
le sommelier favorise les produits nationaux et régionaux au détriment de la variété ; par exemple il n'avait qu'un vin liquoreux à proposer après le repas et c'était le même que celui proposé pour accompagner l'entrée

Service : 7/10
amical, plutôt bavard

Ambiance : 7/15
l'endroit étaut quasi désert lors de notre visite un soir de semaine

Café : 4/5

Notre appréciation globale : 73/100

Pour localiser ce restaurant dans Google Maps : H2J 1H8

lundi 21 septembre 2009

Les 3 Petits bouchons

Les 3 Petits bouchons auront bientôt trois ans. Depuis ce temps c'est l'un de nos cinq restaurants préférés à Montréal. Un lieu charmant pour aller faire des découvertes vinicoles.

C'est là que Michel, l'un des propriétaires, m'a parlé de la biodynamie en 2007, alors qu'on en parlait à peine dans les médias. Les vins naturels, sans produits chimiques, y sont à l'honneur.

Dernièrement j'y ai goûté un gamay qui se buvait aussi facilement qu'un excellent jus de raisin. Je n'ai pas noté le nom, mais ce que nous voulons vous dire, c'est qu'on y trouve là des bouteilles disponibles en importation privée seulement et pas à la SAQ. D'une visite à l'autre, la sélection change, ce qui fournit matière à une discussion agréable, toujours conviviale, avec des passionnés de la chose.

Bar à vins avant tout, Les 3 Petits bouchons offrent des plats savoureux, parfois inusités. Début septembre 2009, je me suis laissée tenter par un 'spaghetti bolognese et césar'. Qui d'autre sert un tel plat à Montréal ? Il s'agissait en fait de linguine, accompagnés de leur boulette de veau et d'une salade césar évidemment maison dont les anchois avaient été remplacés par du maquereau frais. Le genre de plat ludique suscitant une joie bon enfant au moment de commander comme au moment de goûter.

Mon compagnon a pris le tartare de veau vitello tomato. Il n'en restait aucun morceau à la fin, ce qui est toujours un bon signe.

Avant cela, mis en appétit par un parfum de truffes dès notre arrivée, nous avions commencé par deux verres de bulles, un cevice de vivaneau - finement apprêté, pour une toute petite portion cependant - et la pieuvre grillée, un classique de la maison toujours tendre, tièdre et très tentant. (Nous vous recommandons également la tartine de champignons en entrée et le surf and turf du moment.)

Une sélection de fromages français et québécois a terminé cet excellent repas avec, en musique de fond, le rock tonitruant de PJ Harvey !

Prix avant le boire, les taxes et le service : 70 $ + environ 15 $ pour les fromages

Nourriture : 46/50
la chef est l'une des copropriétaires

Carte des vins : 16/20
si vous aimez être surpris, vous ne serez pas déçus

Service : 10/10
affable, gentil, chaleureux, bref très 'Montréal' dans ce qu'elle a de mieux à offrir - on est vraiment vendus, on l'avoue !

Ambiance : 14/15
petit local, petit bar, courte liste de plats inscrits à l'ardoise et... longues conversations avec un personnel passionné de restauration (si c'est ce que vous recherchez)

Café : 3/5
espesso offert à 3$

Notre appréciation globale : 89/100

Pour localiser ce restaurant dans Google Maps : H2J 2L5

lundi 14 septembre 2009

Salle à manger

Le Réservoir et la Salle à manger sont parents. Le premier est plus proche du boulevard Saint-Laurent et la deuxième a ouvert ses portes plus tard, au 1302, avenue du Mont-Royal Est, venant s'ajouter aux nombreux établissements du bien nommé Plateau Mont-Royal servant ou à boire, ou à manger (ou les deux).

Le 7 septembre 2009 nous avons mangé là des clams strips ressemblant à des calmars frits sauf qu'il s'agissait de palourdes, servis avec crème sûre aux cornichons, et un tartare de saumon et de crabe avec coriandre et piments. Un parcours sans fausse note. Assis au bar en bois, nous avons opté pour des vins au verre pour accompagner ces entrées.

La présentation de la carte des vins fait très moderne. Aux catégories classiques (rosés, blancs, rouges...) sont jumelés de courts descriptifs permettant au néophyte d'y naviguer selon qu'il préfère les vins corsés, ou plutôt vifs et tranchants, ou plutôt gras, etc. Chaque catégorie contient au moins un vin disponible au verre. De plus, la carte détaille les cépages utilisés pour chaque vin.

En plat principal, Patrick a choisi les papardelle aux girolles, aux fleurs de courgettes et au gorgonzola. Ce plat végétarien a sustenté l'athlète amateur (et sérieux quand il s'agit de s'entraîner et de bien manger), même s'il y avait un peu trop de ce fromage à son goût dans ce plat de pâtes. Il l'a accompagné d'un verre de VDP des Côtes Catalanes (9,25 $).

J'ai pour ma part mangé le cerf de Boileau servi avec girolles, maïs frais, pain brioché aux pommes et une demi-pomme cuite au four dont le goût très sucré faisait sensation en bouche avec cette viande de femelle, très tendre, juste saisie. Une bien belle pièce de viande pour une assiette bien maigre, je veux dire pas lourde du tout sur l'estomac. Ma sélection au verre - un Madiran 2005 Vieilles Vignes (8,50 $) - complétait superbement le tableau.

Ce n'était pas notre première visite et ce ne sera pas la dernière... Il paraît que les desserts sont bons ; nous reviendrons.

Psst ! il y a des huîtres en saison.

Prix avant le boire, les taxes et le service : 77 $

Nourriture : 43/50

Service : 7/10
un poil approximatif, mais généralement sympa

Carte des vins : 14/20

Café : 3/5
espresso offert à 2,50 $

Ambiance : 12/15

Notre appréciation globale : 79/100

Pour localiser ce resto dans Google : H2J 1Y5